La vocation du système d’information est avant tout d’informer. Tout comme Windows et Ubuntu ne sont pas l’informatique, le langage de programmation, l’ordinateur ou le réseau d’ordinateur, l’information affichée pour l’utilisateur par le système d’information n’est pas le système d’information. Pour être intelligible pour l’utilisateur, l’information doit être perceptible par lui (vue et ouie dans la plupart des cas) et, de plus, doit être émise de la manière la plus compréhensible. Pour exemple, nous pouvons comparer l’interface d’un commodore 128, par laquelle il faut entrer des lignes de code afin d’exécuter une application, à celle d’un PC muni de windows XP, qui remplace la nécessité de saisir des lignes de code par un simple clic de souris sur un visuel (que l’on appellera bouton) s’affichant sur l’écran. La difficulté de représenter le monde réel par le biais d’un ordinateur a induit une sémiotique spécifique à l’informatique (bouton, curseur, fenêtres, barres de défilement, @, …).
Le plus difficile est de retranscrire le monde réel en fonction des attributions de l’utilisateur. Pour illustrer ces propos, nous pouvons présenter la figure suivante, destinée à un comptable :

Schéma 11 : La construction des représentations
Source : Robert Reix, Système d’information et management des organisations, 5e édition, Vuibert, 2004
Ainsi, la création de données se fait via plusieurs modalités.
La dénomination confère à l’objet ou à l’évènement du monde réel des propriétés permettant de le distinguer, de reconnaître son existence et son appartenance éventuelle à une ou plusieurs classes. La mesure ordinale confère à l’objet ou à l’évènement un rang au sein d’un groupe, sans que l’écart entre deux objets ou évènements ne soit mesuré. La mesure cardinale permet enfin de pratiquer toutes les opérations arithmétiques sur les données créées. Un objet ou un évènement du monde réel, après avoir été considéré par les processus de dénomination, de classement et de mesure, est donc représenté sous forme de données qualitatives ou quantitatives. La notion de représentation pertinente suppose que l’information présentée et que la présentation elle-même convienne, soit appropriée, à l’action pour laquelle on la sollicite. Cela implique une exhaustivité des représentations, afin de pouvoir figurer le monde réel en fonction du besoin des utilisateurs, une absence de bruits* et un certain degré de précision.
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